Les risques auditifs

Publié le par zikmao


Les silences du bruit


Dans un univers sonore ou l'environnement est assez bruyant, abordé un langage de prévention serait semble t-il important, au même titre que des témoignages toujours assez dramatiques tant les difficultés de ce sortir de ces maux sont récurrents.

 

La lecture de ces vidéos très orientées Acouphène et Hyperacousie sont peut être de pures inconnus pour certains lecteurs ou lectrices et l'on peut s'en réjouir, cependant en France il y a suivant les statistiques 15 % de personnes subissant ces troubles auditifs, dont 40 % d'acouphénique sont aussi hyperacousique...


d'après l’étude de la DREES, on estime à 5 182 000 le nombre de déficients auditifs en France métropolitaine (8,7% de la population) soit une prévalence globale de 89,2 pour 1000 habitants (prévalence de la surdité = nombre de cas de surdité dans la population sans distinction entre les nouveaux cas et les cas anciens):

Tranche d’âge

Nombre de cas

% de cette classe d’âge

 

de surdité

en France métropolitaine

Moins de 20 ans

211 100

4,1 %

20 à 39 ans

358 000

6,9 %

40 à 59 ans

1 074 600

20,7 %

60 à 74 ans

1 749 200

33,8 %

Plus de 75 ans

1 789 200

34,5 %

dont:

-302 900 déficients auditifs profonds
-1 429 800 déficients auditifs moyen à sévère
-3 449 300 déficients auditifs léger à moyen 


Et selon un rapport de l'UE, pas moins de 10 millions d'europeéns mettent leurs oreilles en danger, en écoutant la musique à l'aide de leur Mp3. Ils estiment qu'environs 2,5 à 10 millions d'européens risquent des lésions auditives permanentes à cause des habitudes d'écoute de musique et qu'il a un risque de 50 à 100 millions de personnes et environs 71 millions de personnes âgées de 18 à 80 ans souffrent d'une perte d'acuité auditive de plus de 25 dB, ce qui est significatif d'une déficience auditive, reconnue selon la définition de l'OMS.


Après cette série de chiffre, il est intéressant de savoir ce qu'est notre oreille et ce qu'elles peuvent endurer, notre système auditif, est un système d’une extrême complexité.

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Le son, une énergie modulée qui se propage par de multiples sources, va tout d’abords passer mécaniquement à travers l’oreille moyenne et interne, avant de subir une transformation en signaux électriques, et c’est à partir de ce moment que notre cher cerveau se chargera d’interpréter le signal.

Car nos systèmes auditifs reçoivent et perçoivent à leurs manières les transmissions des messages et notre boite à cerveau et son équipement interne diffère de l’univers sonore nous entourant, n’appliquant pas les mêmes règles que notre système auditif, appelé psycho-acoustique. le son dit aérien sera réceptionné dans un milieu liquide, l’oreille interne.


De quoi est composé le système auditif ?

 

L’oreille externe

 

Le pavillon dit auriculaire et le canal auditif externe font partie de cet ensemble et vont permettre d’amplifier les sons de 10 à 15 dB sur les fréquences 155/7000 Hz avec une résonance à 2000 Hz.

Le conduit auditif mesure environ 3 cm de long et constitué d’un tissu fibro-cartilagineux pour le côté externe et osseux côté interne

 

L’oreille moyenne

 

Si le marteau, l’enclume et l’étrier vous parlent…

ils font partie d’un pack d’osselet s’articulant mécaniquement et permettant de transmettre le son depuis le tympan en assurant la liaison entre l’oreille externe et interne.

Le tympan, lui est une fine membrane, séparant l’oreille externe de l’oreille moyenne avec une interface qualifiée de, air/air, et son rôle est de réagir aux différentes pressions de l’air extérieur s’acheminant dans le conduit interne de la trompe d’eustache.

 

Quand l’onde sonore arrive dans l’oreille moyenne, le tympan émet des vibrations et actionne les osselets, cette ainsi que l’énergie est transmise à l’oreille interne, et son rôle ne se limite pas à une simple transmission, car une fois captée, l’onde sonore arrivé du milieu aérien doit être adaptée pour un passage en milieu liquide en amplifiant l’onde.

 

L’oreille interne


Composée du labyrinthe postérieur constitué du vestibule et des 3 canaux semi-circulaires, qui a en charge notre équilibre dans l’espace et du labyrinthe antérieur ou cochlée, abritant aux environs de 15000 cellules sensorielles, et son rôle à une triple action, amplifiant les vibrations sonores, les analysants et les dirigeants vers les fibres nerveuses connectées, et en les transformant en influx nerveux

 

Notre cerveau auditif, décode et interprète les messages transmis par la cochlée, par l’intermédiaire du nerf auditif, c’est aussi le siège de tout ce qui constitue la perception auditive dite « consciente » tel que la mémorisation, reconnaissance, la parole mais également des réactions de réflexe, du genre sursaut.

 

La cochlée ( limaçon ) s’entoure sur 2 tours et demi de spires et d’une hauteur de 35 mm, contenant la lame des contours, et s’enroulant dans le sens anti-horaire pour une oreille droite, cette coque est reliée à la caisse tympanique

 

Les acouphènes et l'hyperacousie, c'est quoi ?


Suite de l'article




Les acouphènes

 

Lors d’un traumatisme sonore, il existe un dérèglement de la synapse entre la cellule sensorielle et le nerf auditif se traduisant par une augmentation de l’activité spontanée donc, sans son stimulant, et cette dernière va être interprétée au niveau du cerveau comme un son en continu.

 

Il existe deux sortes, enfin deux types d’acouphène, les acouphènes objectifs et les acouphènes subjectifs.

 

Les acouphènes objectifs

Se caractérise par une anomalie vasculaire ou de contraction anormale de muscle de la sphère ORL, voir d’un défaut structurel de l’oreille interne, ce type d’acouphène est assez rare.

Les acouphènes subjectifs

 

La et dans ce cas, l’origine peut se situer dans n’importe quel niveau des voies auditives, du conduit de l’oreille externe jusqu’au cerveau, l’origine la plus fréquente est la cochlée ( l’organe de l’audition )

La perte auditive lié à l’age ( presbyacousie ) est souvent observé sur les hautes fréquences et la perte auditive liée à une exposition répétée due aux divers bruits favorise le développement du vieillissement précoce de l’audition.

 

Les acouphènes ne sont que des symptômes, il ne s’agit pas d’une pathologie, et en plus d’une excessive exposition aux bruits, ils peuvent être associés à diverse association, tel que l’hypertension, des troubles de l’appareil auditif, traumatisme crânien, des troubles endocrinien, diabète, maladie de ménière, neurinome de l’acoustique, stress, certains médicaments, bouchon de cérumen, choc émotionnel, oui la liste est longue.

 

On parle souvent d’hallucination auditive quand on évoque les acouphènes, cependant ce n’est pas réellement des hallucinations, car nous sommes conscients que ces bruits sont issus de notre organisme, et il en résulte une production d’un signal nerveux anormal au niveau des voies auditives qui une fois traité, est interprété comme un bruit par le cortex auditif.

 

Une fois que ces sifflements ce sont manifestés, la plupart d’entre nous et suivant l’intensité, nous nous habituons à leur présence car elles nous affectent pas ou peu, « seulement » 2O % des gens souffrant d’acouphènes se plaignent d’être constamment conscient de leur présence, avec des difficultés de concentration, d’endormissement, gâchant une partie de leur vie, et il est prouvé en neuropsychologie que l’orientation gênant ou pas des acouphènes est lié directement d’une part au fonctionnement du système nerveux végétatif mais aussi à la signification émotionnelle de l’acouphène.


L’apparition de nouveaux stimulus sonores ou associés à une expérience négative sont traités comme des sons signifiants en évoquant une réponse émotionnelle, préparant l’organisme à une réaction d’affrontement, l’habituation d’un acouphène dépourvu de signification est donc une issue possible pour ceux qui subissent leurs

acouphènes.

 

L’état mental, et le moral sont donc de bon facteur à prendre en compte, limiter le stress et l’anxiété sont également favorisés, bon il ne s’agira pas de faire des séances de méditation ou de faire le guignol en lévitation au sein de son home studio, mais de limiter son stress lors des séances d’enregistrements ou de mixages et d’avoir une hygiène de vie si possible équilibré, tous ce qui favorise les acouphènes doivent être identifiés et évités.

 

L’hyperacousie

 

En plus de l’acouphène, certain souffre de ce terme qui désigne une intolérance aux bruits, même ceux de la vie de tous les jours, et cette hypersensibilité plus ou moins intense est présente chez environs 40 % des patients acouphéniques.

 

Même un audiogramme normal ( à quand remonte votre dernier audiogramme ? ) ne changerait rien au faite qu’il s’agit d’une perception anormale des sons, accompagnés souvent de sensation de douleur et de plénitude dans l’oreille, dans certains cas extrêmes, s’installe une phobie des sons ou plus exactement d’une stimulation sonore, et cherchant en permanence à s’isoler du bruit.

 

Il existe des méthodes pour corriger et rééduquer son système auditif, et les personnes souffrant d’hyperacousie sont donc tentées de s’isoler davantage en portant par exemple des bouchons et cette réaction de protection bien quelle puisse être efficace temporairement est à déconseiller car ceci amplifie à terme les sons et augmente l’hyperacousie, car concrètement le cerveau interprète l’absence de bruit comme une perte auditive importante et produit alors une amplification spontanée de l’oreille interne et des structures nerveuses ayant pour effet l’inverse que celui recherché, de plus la sensibilité de l’oreille aux bruits augmente et accentue davantage l’intolérance.


Que faire en cas de traumatismes ?

La première des solutions est de consulter sans plus attendre un Orl et d'effectuer un audiogramme, histoire de se rassurrer ou de constater les dégats, ensuite les solutions les plus reconnues sont d’éviter les périodes de silence et d’introduire des bruits de fond, que l’on appel souvent des bruits blancs, ce sont des décibels de faible intensité contenant toutes les fréquences audibles par l’oreille humaine, permettant ainsi à l’habituation des bruits émis par le générateur de bruit aux sons de l’acouphène.

Il existe également des appareils de prothèse auditive, les générateurs de bruits blancs et la combinaison des deux, l'alternative et ou la contribution combiné d'appareil est d'envisager une thérapie dite "cognitive et compartementale", permettant d'apprendre progressivement à la conscience de se séparer de l'acouphène, de comprendre et d'accepter la douleur à l'habituation,et d'éviter ainsi les réactions neurovégétatives responsables d'atteindre le niveau cortical.




 

Publié dans Audition

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